Olivier Merbau

auteur, traducteur

Passion principale : la mer, à la voile ou en plongée, tout ça ne fait qu’une seule passion!
Passion principale bis (mais nullement secondaire) : les hommes, leur Histoire commune faite de leurs histoires personnelles (et tout ça ne fait qu’une seule passion aussi!)

Préoccupation permanente depuis l’éveil de la conscience au moment de l’adolescence : notre pauvre petite planète malmenée par une espèce prédatrice, l’espèce humaine (et ce n’est pas une race et elle n’est pas composée de sous-races!)

Préoccupation d’aujourd’hui et de demain : l’Expédition Escondida, qui va tenter de “découvrir” la dernière terra incognita de notre petite planète, l’île cachée qui servit de base arrière à Corto Maltese dans la Ballade de la mer salée. Idée loufoque pensez-vous? Vous croyez qu’il n’y a rien à apprendre en cherchant une île oubliée du Pacifique ou d’ailleurs?
www.voilenat.org ——- www.facebook.com/expeditionescondida/

Mes outils pour être libre :
en mer : mon voilier et mes palmes ;
à terre : ma moto ;
partout : mon stylo ;
Le regret de ma vie : ne pas avoir cultivé cet autre outil de liberté qu’est un instrument de musique.
Il n’y en a pas d’autres que ces cinq là.

“Mer, ô mer, infinie et toujours recommencée !…”
(oui, je pompe sur Paul Valéry, il l’a si bien écrit…)

Depuis l’âge de 13 ans, j’ai toujours navigué. A la voile. Quand je ne navigue pas, je prépare mes futures navigations. Certains appellent les gens comme moi des voileux. C’est une obsession – ou un bienfait, rayez la mention inutile.
Puis j’ai découvert que le monde ne s’arrêtait pas sous la quille de nos bateaux, et ce fut un nouveau choc! Marins mes frères, plongez: des merveilles vous attendent !
Dans tous les cas, ces addictions sont sans remèdes connus. Il paraît que ce ne sont pas des maladies, même si, parfois…

Finalement, j’ai réussi à vivre de ma passion, mal mais c’était prévisible. De convoyages de bateaux neufs à leurs préparations, en réparant des unités plus anciennes, je me suis construit une petite expérience, géographiquement limitée aux zones tempérées et tropicales des deux hémisphères. Il me reste à découvrir le reste du monde. Grâce à Argo qui sera le support de l’Expédition Escondida, ce rêve de gosse va pouvoir devenir enfin réalité. J’ai hâte.
www.voilenat.org

La mer a toujours été un lien entre les hommes, parfois cruel avec ses tempêtes ou ses calmes immenses, toujours exigeant. Apprivoiser la mer a été long. Beaucoup de pages ont été écrites, glorieuses ou honteuses, pacifiques ou – le plus souvent hélas – violentes. Du mythe de la flibuste caraïbe à celui du cap Horn, de l’Atlantide à la Longue Route, des explorations polaires au vagabondage tropical, du transport maritime robotisé à la grande ou la petite pêche, cet univers dicte sa loi aux hommes et parfois la rappelle durement aux distraits. TOUT, à un moment ou un autre, passe, est passé, ou passera, par la mer. 95% des objets manufacturés voyagent en cargo!

La grande Histoire, celle avec un H majuscule, est souvent composée de petites histoires humaines, celles des plus humbles ou des plus faibles. Tous font partie de l’humanité. Il faut ouvrir son cœur et son esprit pour les accueillir car tous le méritent. Par ma plume, mes voyages ou ce que j’organise, j’essaie humblement d’apporter ma petite goutte d’eau – salée. Nous sommes tous des colibris.

Le milieu et les colibris, parlons-en. La préservation de notre petite planète est la pierre d’achoppement de l’humanité du 21ème siècle. Celle qui lui a fait se casser la gueule - je l’écris au passé car le choc a déjà eu lieu et nous souffrirons de bien plus que de simples hématomes! Pour la première fois, une espèce a dû faire le choix conscient entre sa survie ou sa disparition – laquelle en entraînera d’autres. Comme en toutes choses, la facilité a été mauvaise conseillère, les mauvais choix ont été faits, et l’extinction a commencé…

Les dés ont été jetés il y a longtemps, les mesures à prendre auraient dû l’être il y a cinquante ans :
le rapport “The Limits to Growth” (“les limites de la croissance”) du MIT a été publié en 1972, soit AVANT le premier choc pétrolier! Mais les décideurs d’alors n’ont pas perçu les enjeux, leurs successeurs ont joué la montre et privilégié la victoire aux élections suivantes plutôt que de se soucier des générations suivantes. Winston Churchill disait: “un homme politique devient un homme d’Etat quand il cesse de penser aux prochaines élections pour penser aux prochaines générations”. Mais nos politiques sont soumis à des idéologies, même les libéraux qui prétendent le contraire, et sont soumis aux lobbys de tous bords, et ils ne devraient rien avoir à faire à leur poste. Trop peu et trop tard mènent toujours à des défaites et des désillusions. Le destin frappe à la porte maintenant. Le même Winston Churchill disait “voici venue l’heure des conséquences”! Mais qui est capable d’avoir une vision à long terme à l’âge de l’immédiateté des réseaux pseudo-sociaux et de la rumeur des sondages ?

Car à constater l’aveuglement et les tergiversations des responsables en postes de décision, hommes ou femmes politiques ou professions dont les Ordres se révèlent incapables de remettre en cause leurs pratiques dangereuses sans parler de leurs petits pouvoirs, toute possibilité de se tirer d’affaire sans pertes sérieuses est compromise - et c’est un euphémisme! On a oublié qu’Etats, collectivités publiques, administrations, entreprises privées, associations ou fondations, ne sont que des outils dont la mission reste de permettre à tous les humains de vivre ensemble, et sans l’intégration des contraintes du milieu naturel, ces outils ne servent à rien. Un exemple, ou plutôt un fait facilement prédictible mais qui passe inaperçu: homo sapiens, comme tous les mammifères, a besoin pour vivre d’une atmosphère qui est un mélange de gaz dont environ 21% d’oxygène. Quelques pour-cents de plus ou de moins rendent son système respiratoire inopérant et il meurt d’asphyxie en quelques heures. Le réchauffement planétaire va libérer en quelques années des tonnes et des tonnes de gaz aujourd’hui enfouis, notamment dans le permafrost glaciaire, dont le méthane est le plus connu. Soit beaucoup plus vite que les capacités de mutation de notre organisme génétiquement pas modifiable en la matière. Quand on parle d’extinction de l’humanité, ce n’est pas un simple élément de langage…

Le coronavirus vient à point pour remettre les pendules à l’heure: nous sommes à la merci de presque rien, et la complexité de nos sociétés nous rend fragiles et dépendants, de manière exponentielle, au moindre grain de sable. Paradoxalement, cette pseudo pandémie - même pas 1% de la population victime du virus, et le même taux de mortalité que pour n’importe quel autre virus saisonnier - pourrait être une chance extraordinaire si l’humanité réapprenait l’humilité, en profitait pour faire le tri entre ses besoins réels ou supposés, et se débarrassait de mauvaises habitudes consuméristes acquises pendant les soixante dernières années de je-m’en-foutisme envers notre milieu naturel. Notre planète a besoin d’une pause et l’humanité d’une pensée nouvelle.

Mais obéir est plus simple et plus rassurant que penser, inventer, jeter de nouvelles bases. Quand j’entends ceux qui sont aux responsabilités vouloir de manière unanime “revenir au monde d’avant”, je me dis que l’humanité va perdre cette occasion de refonder sa civilisation, en même temps que les libertés conquises péniblement au cours des deux ou trois siècles précédents. L’hystérie verbale et comportementale de politiques supposés responsables puisque élus, des hauts fonctionnaires censés appliquer la loi, appuyés sur le terrain par l’hyper-violence de policiers surarmés face à des manifestants pacifiques, l’inefficacité de la même police pour empêcher le ravage des centre-villes, laisse augurer du pire. Quel meilleur prétexte que cette pandémie pour faire disparaître les libertés individuelles chèrement conquises par les générations précédentes? Le suffrage électoral a permis jadis l’élection légale de tous les fascismes. Les costards-cravates-tailleurs - ou même les jeans de la jeunesse bien pensante - ont remplacé les uniformes paramilitaires et les comportements guerriers, mais c’est toujours un fascisme qui impose à chacun de suivre un diktat intellectuel sous prétexte de responsabilité sociétale. Voici un prétexte fabuleux - dû au plus grand des hasards, je veux bien le croire - pour des autocrates qui peuvent enfin reprendre ce que les générations précédentes de leurs semblables avaient laissé filer doucement, grandement aidés par l’abêtissement qu’a permis la déculturation des programmes scolaires petit à petit soigneusement vidés de ce qui permettait à chacun de construire sa réflexion propre, la notion de ses responsabilités personnelles, et donc son libre arbitre.

Les générations à venir, s’il y en a, seront de nouveau des esclaves auxquels on laissera quelques miettes de libertés sans conséquences pour leur faire croire qu’ils sont libres, comme le peuple de Rome croyait l’être en allant voir les jeux du cirque à l’heure où l’Empire s’effondrait.

L’Expédition Escondida, si elle parvient à partir enfin malgré les conditions réglementaires insensées prises au nom de la Covid , va permettre de découvrir ou d’approfondir quelques connaissances à propos de notre planète en même temps que satisfaire simultanément les soifs de voyage, de voile et de plongée de quelques-uns qui embarqueront pour la circonstance.

Evidemment, découvrir l’île tabou des polynésiens et de Corto Maltese serait un sacrilège, alors même si la recherche en sera menée sérieusement, ne vous attendez pas trop à nous voir publier sa position exacte… Ce sera surtout l’occasion de documenter plein de domaines où les recherches sont trop peu fouillées: mouiller des flotteurs Argo, mesurer la radio-activité des lieux abordés, recenser des populations de petits cétacés et essayer de suivre leurs migrations… les domaines sont aussi infinis que Moana Nui, le Grand Océan!
Sans oublier de ramasser du plastique là où il n’a rien à faire, dans l’eau ou sur le littoral!
www.voilenat.org

Quand fin 2013, mon vieil ami Guy Bernardin m’a demandé ce que j’allais faire en 2018 et proposé d’organiser avec lui le cinquantenaire de la Longue Route de Bernard Moitessier, j’étais loin de penser qu’il irait patauger dans l’eau à côté de son bateau et me laisserait tout le boulot! J’espère avoir fait ce qu’il aurait voulu faire, sans doute pas de la même façon mais personne ne s’est plaint. La Longue Route 2018 a rassemblé des navigateurs aux parcours de vie et de mer époustouflants. Avouerai-je que mon angoisse quotidienne a été que tous reviennent sains et saufs?
www.longueroute2018.pagexl.com (avec ou sans les www selon votre navigateur).

Les fiers membres de la Société des Explorateurs Français dont j’ai l’honneur de faire partie le confirmeront tous, quels que soient leurs domaines de prédilection: tout, même aujourd’hui à l’heure des écrans, est d’abord écrit. Les livres sont un autre monde. Ils ouvrent les portes de l’imaginaire et de la connaissance. Voici les miens, ceux que j’ai écrit ou traduit. Vous pouvez me contacter à leur sujet pour les commander directement ou pour papoter, je vous répondrai en essayant de ne pas être trop pompeux.
Si vous êtes libraire, mes ouvrages sont référencés dans les bases de données et vous bénéficierez des conditions habituelles.
Qui que vous soyez, je suis avide de vos retours. N’hésitez pas. Merci.

Romans:
Gentilshommes de fortune, une bromance aux temps héroïques de la flibuste.

Long Yang, mention spéciale du jury au prix Écume de Mer 2010, raconte les tribulations d’un prince chinois, inventeur de la marine impériale. Qui a dit que la vie de prince est de tout repos?

Un détail sans importance, une histoire de genre à l’heure où cette question se pose dans notre société frileuse, illustre comment l’amour naît entre deux êtres et se contrefiche de tous les obstacles. Situé à La Rochelle et inspiré par des êtres vivants, je n’ai même pas cru devoir changer leurs noms! Se reconnaisse qui pourra!!!!

Ils d’elle est un manifeste érotique à lire entre les lignes sur la liberté en amour, l’acceptation des autres et de soi, qui se révéleraient bien meilleurs pour les individus et la société plutôt que l’hypocrisie, la pseudo-bienséance, et l’étroitesse d’esprit, qui gagnent du terrain en nos temps troublés.

Récits et essais:
Dans le sillage de Moitessier raconte la genèse de ce qui allait devenir le pèlerinage autour du monde des participants de la Longue Route 2018 lors du cinquantenaire de celle de Bernard Moitessier, et présente les skippers et leurs bateaux. Magnifiquement illustré par Guillaume De Bats, des changements entre l’écriture et les départs de chacun ont pu modifier quelque peu ce qui y est décrit.

Confessions d’un skipper est une compilation de souvenirs de ma carrière nautique, écrits parfois sous forme de fictions pour des raisons particulières au moment de l’écriture, participer à un concours de nouvelles par exemple.

Atlantide, état des lieux d’un mythe est le résultat de recherches faites au sujet du mythe de Platon, vu à travers les yeux d’un marin. Aussi bizarre que cela puisse paraître, cela n’avait jamais été le cas, pour un sujet pourtant éminemment maritime! Il est vrai que la géographie et l’Histoire ne sont plus enseignées…

Traductions:
Le Journal de bord du Snark, écrit par Charmian, la femme de Jack London, raconte la croisière à travers le Pacifique effectuée par le couple au début du 20ème siècle. Elle fut le socle de tout le pan de création littéraire du grand écrivain consacré aux Mers du Sud. Pendant qu’il alignait ses mille mots quotidien pour faire bouillir la marmite, Charmian tenait le journal de route… Publié chez Arthaud !

Les Aventures brésiliennes de Joshua Slocum racontent les démêlés de l’auteur dans ce pays, qui sont à l’origine de son tour du monde en solitaire quelques années après. Comment un enchaînement de désastres peut changer un destin! A noter que la deuxième aventure n’avait jamais été publiée jusqu’à maintenant, même aux Etats-Unis: c’est une première mondiale ! Chez Arthaud aussi, rapprochez-vous de votre libraire pour le commander.

La plaisance d’aujourd’hui ne serait pas ce qu’elle est si Thomas Fleming Day n’avait pas imaginé une nouvelle forme de journalisme, celle des revues nautiques qu’on trouve dans tous les pays où ce loisir a pu se développer. L’homme avait un vrai talent pour faire partager sa passion des bateaux, qu’ils soient à voile ou à moteur, et a raconté ses deux traversées de l’Atlantique à une époque où cela relevait de l’exploit. Extraordinaire mais vrai: j’espère republier bientôt ces récits inédits en français !

Certains hommes ne cherchent pas à réinventer ce qui existe et fonctionne déjà: Harry Pidgeon a été le premier constructeur amateur et le premier plaisancier à effectuer un tour du monde en solitaire, sur une version agrandie du Sea Bird de Thomas F. Day. Islander autour du monde raconte l’invention de ce qui est devenu depuis un véritable mode de vie, celui de vagabond des mers…

La tragédie de l’Essex, le livre qui inspira Moby Dick à Herman Melville, est aujourd’hui épuisé. J’espère convaincre un éditeur de le republier un jour, accompagné d’un autre texte baleinier à faire se dresser les cheveux sur la tête - même sur la mienne, c’est vous dire !

Entre autres récits de navigation des tout débuts de la plaisance, ceux du Capitaine Voss ont bien des choses à nous apprendre et vous feront réfléchir sur votre armement de sécurité si vous êtes plaisancier, en même temps que vous effondrer de rire car l’homme avait un sens de l’humour bien arrimé ! 40 000 milles en pirogue retrace son tour du monde à bord d’une pirogue monoxyle, exploit jamais réédité depuis, en même temps que le premier tour du monde en double. Je l’expédie avec en cadeau 7 000 000 £, qui retrace la chasse au trésor que Voss effectua pour retrouver celui de l’île Coco: infructueuse évidemment, vous pouvez toujours la tenter, le trésor y est toujours et vous attend !

Quelques récits de naufrages sont prêts aussi, histoire de se faire peur bien installé confortablement dans son salon, et plein d’autres textes pour les jeunes et les moins jeunes, y compris des mythologies inconnues en France ou des contes pour enfants réécrits pour ouvrir le monde des possibles y compris pour nos petites têtes blondes ou brunes ! Bref, soyez attentifs à ma production si tout cela vous intéresse !

Evidemment, toute offre de publication émanant d’éditeurs compétents et sérieux sera accueillie avec bienveillance… J’en rêve !

Pour papoter si le cœur vous en dit, n’hésitez pas à utiliser ce formulaire de contact. Mine de rien, je peux être expansif ou même bavard, vous voila prévenus… Vous pouvez aussi me commander mes livres, bien évidemment, avec ou sans dédicace, comme vous voulez…

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